Toujours plus loin…

Fin août, un antispéciste à l’orthographe aussi approximative que son appréciation de l’Histoire, atteignait instantanément le point Godwin en taguant courageusement – de nuit donc – “Auschitz n’a jamais fermé” (sic) . Ce tag et d’autres du même acabit ont été inscrits sur les murs d’une exploitation (porcs Label Rouge et vaches laitières) dans le Finistère. 

Ce n’était bien sûr pas la première fois que des extrémistes de la cause animale s’en prenaient à un éleveur et à son élevage. Popularisées par des organisations ayant pignon sur rue, ces actions « coup de poing » d’origine anglo-saxonne (comme certains financements) font partie de l’arsenal d’une frange radicalisée d’activistes. Totalement illégales mais encore trop rarement condamnées, ces attaques ont de vraies conséquences sur le moral et la vie des éleveurs et de leurs familles, exposés à une violence qui dépasse parfois la « simple » visite de nuit et le tag.

Le député Olivier Damaisin très impliqué sur ces sujets, a exprimé son sentiment dans une magnifique tribune libre « Agribashing : le tag de trop ! » dans le journal l’Opinion.

Vous découvrirez également dans sa tribune la réaction à la fois intelligente et pleine d’humanisme de l’éleveur ?

Quelques extrait :

Depuis quelques années, le phénomène de l’agribashing grandit et de plus en plus, nos agriculteurs sont visés par des intimidations, des dégradations, des insultes. Des individus vont jusqu’à s’introduire dans leurs exploitations. Ils font des films aux commentaires orduriers, avant de jeter les exploitants en pâture sur les réseaux sociaux. Parfois même, les intrus dégradent, cassent et volent.

Il faut continuer à dénoncer tous ces actes, même les plus « anodins » aux yeux de l’opinion publique – comme se boucher le nez devant un pulvérisateur, faire des doigts d’honneur, railler les enfants à l’école –, de même que cette prétention à s’affranchir des lois pour jouer les « justiciers masqués » au nom du respect de sa propre volonté. Nous avons instauré la laïcité pour que toutes les religions aient droit de cité, le même principe s’impose en matière d’orientations alimentaires et de sensibilité écologique.

Pour moi, c’est la comparaison de trop ! Non, ces pratiques agricoles – même si elles ne conviennent pas à tout le monde – n’ont rien à voir avec la doctrine raciste de l’Allemagne des années 1930-1940. Non, le fait de produire de la viande à destination de la consommation humaine n’a rien à voir avec la Shoah et l’extermination de millions d’êtres humains.

Il faut arrêter de nous terroriser. Il faut stopper les comparaisons immondes qui n’ont aucun sens. Il y a tellement de causes plus dignes à embrasser, il est temps que les activistes ouvrent les yeux et choisissent mieux leurs combats.

Pendant ce temps-là, les éleveurs continuent de nourrir la France.

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